Le salon de recrutement du ministère de l’emploi |14 January 2017
Une offre plus importante que la demande
Pour ceux qui cherchaient un premier ou un nouvel emploi, alors ce salon était l'occasion de rencontrer des recruteurs, de découvrir un secteur d'activité ou de connaître les tendances de l'emploi aux Seychelles.
Les 12 et 13 janvier, le ministère de l’emploi, de l’entrepreunariat et de l’innovation en entreprise a lancé son salon de recrutement, à la salle de conférence de STC (Seychelles Trading Company - Latanier Road), en partenariat avec une trentaine d’organisations. Des professionnels du secteur du tourisme, de la finance, du commerce, de la construction, de l’agriculture, de la pêche, de l’industrie et bien d’autres secteurs ont répondu présents avec leurs équipes.
Les besoins des entreprises vont-elles rencontrer le choix des chercheurs d’emploi ? Une étude est menée, en parallèle de ce salon, par le ministère de l’emploi pour collecter ce type d’information. Le but étant de répondre, d’année en année, aux demandes d’amélioration formulées par les demandeurs d’emploi. D’ailleurs, en 2016, le salon avait eu lieu à Care House.
« Un lieu plus spacieux a été demandé, avec une présence plus importante des futurs employeurs. C’est chose faite cette année. Nous tenons à optimiser ce salon annuel. Nous avons décidé de le maintenir, malgré le jour de deuil national. Les étudiants « A-Level » viennent juste de terminer leurs parcours, pour ceux qui veulent travailler immédiatement, c’est le bon moment », a partagé Mme Letimie Dookley, directrice des programmes pour l’emploi spécial.
Le département de l’emploi a de nouveau insisté sur le concept de « My first job scheme ». Ce dernier est un dispositif financier du ministère de l’emploi qui vient en aide aux entreprises qui recrutent des jeunes et des nouveaux diplômés. Le premier jour a connu une affluence d’environ une quarantaine de jeunes, parfois accompagnés de leurs parents. Les organisateurs espèrent atteindre entre 300 à 400 personnes. Plus de 200 postes sont à pourvoir auprès des organisations présentes.
De nouvelles comme d’anciennes organisations ont pu présenter leurs activités et les emplois offerts. Les demandeurs d’emploi ont pu choisir entre des procédures des plus rodées et une démarche plus simplifiée des jeunes entreprises qui essayent ce premier salon. C’est le cas de Technoguard, entreprise spécialisée dans les systèmes de sûreté et de sécurité.
« Nous recherchons en priorité des jeunes issus de formations techniques, motivés, sérieux et qui ont déjà des connaissances en électricité et en électronique, comme proposé par SIT (Seychelles Institute of Technology). Ensuite, ils seront formés en interne par nos experts. Actuellement, nous recrutons un technicien en sûreté et sécurité. Nous sommes une petite équipe, mais nous visons le développement. Nous nous préparons à proposer des services liés aux technologies de l’information également », ont indiqué Hilda Sanders, administratrice et Verona Mondon, architecte réseaux.
De leurs côtés, les assistantes d’Ascent Project, du secteur de la construction ont indiqué que leur entreprise avait déjà recruté 6 jeunes lors du salon précédent en 2016, dont 3 avec le système « My first job scheme ». Elles visent à recruter un maximum de profils cette année (des maçons, des charpentiers, des plombiers, des conducteurs de pelles mécaniques…etc). Une petite entreprise, aussi, qui recherchent avant tout des jeunes qui ont le respect du travail et des autres.
Seychelles Petroleum Company Ltd (Seypec), quant à elle, vise à recruter une cohorte de 20 personnes. Lors de ce salon, l’organisation a mis en avant tous ses métiers, ses procédures de recrutement et les parcours possibles, que ce soit par la voie académique ou par la validation de l’expérience métier. La majorité des formations se déroulent au Sri Lanka. Seypec prend en charge l’intégralité des frais liés aux formations, logements et billets d’avion.
A proximité, la Socomep, société de contrôle qualité du poisson exporté en Europe et ailleurs, avait mis à l’honneur deux jeunes recrues, Keith Payet, nouvellement promu contrôleur qualité et Xerxes Larue, contrôleur qualité junior. Ce dernier a expliqué pouvant mener de front sa vie de sportif et son travail à la Socomep. « J’ai trouvé un arrangement qui me convient, pour mon sport et mon travail, avec la société Socomep. J’ai un salaire correct et à 21 ans, je sais que je vais pouvoir y progresser ».
Certains parents se sont déplacés avec leurs enfants, afin qu’ils puissent postuler auprès d’entreprises du secteur du tourisme. « Mes deux fils sont sans emploi. L’un a quitté l’école depuis peu et l’autre vient juste de terminer ses études secondaires. Je suis un peu inquiète de leurs mauvaises fréquentations. Ils viennent juste de postuler, j’espère vraiment que ces entreprises vont les appeler. Je serai plus rassurée de savoir qu’ils soient au travail plutôt qu’à traîner dans la rue », nous a confié une maman qui, en tout cas, fonde de beaux espoirs sur ce salon de recrutement.
C’est le secteur du tourisme qui reste le secteur à la plus forte demande, suivi par la construction, les institutions locales et les banques. Pour autant, de nouvelles entreprises émergent avec de nouveaux besoins.
Nous vous proposons quelques photos du salon de recrutement.




