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Championnat Régional d’Orthographe |10 April 2008

Le texte est du roman de Camara LAYE intitulé « J’étais enfant et je jouais …. »

J’étais  enfant et je jouais près de la case de mon père.  Quel  âge  avait-je en  ce  temps-là ?  Je  ne  me  rappelle  pas  exactement.  Je  devais  être  très jeune  encore : cinq  ans,  six  ans  peut-être.  (Fin de la dictée pour le S1)
Ma  mère  était  dans  l’atelier,  près  de  mon  père,  et  leurs  voix  me  parvenaient,  rassurantes,  tranquilles,  mêlées   à  celles  des  clients  de  la  forge  au  bruit  de  l’enclume. (Fin de la dictée pour le S2)
Brusquement  j’avais  interrompu de  jouer,  l’attention,  toute  mon  attention,  captée par  un  serpent  qui  rampait  autour  de  la  case,  qui  vraiment  paraissait  se  promener  autour  de  la  case ;  et  je  m’étais  bientôt  approché.  (Fin de la dictée pour le S3)

J’avais  ramassé  un roseau  qui  traînait  dans  la  cour,  il   en  traînait  toujours,  qui  se  détachaient  de  la  palissade  de  roseaux  tressés  qui  enclôt notre  concession,  et  à  présent,  j’enfonçais   ce  roseau  dans  la  gueule  de  la  bête. (Fin de la dictée pour le S4)

Le  serpent  ne  se  dérobait  pas ;  il  prenait  goût  au  jeu ; il  avalait  lentement  le  roseau,  il  l’avalait  comme  une  proie,  avec  la  même  volupté,  me  semblait-il,  les  yeux  brillants   de  bonheur,  et  sa  tête,  petit  à  petit, se  rapprochait  de  ma  main.  Il  vint  un  moment  où  le  roseau  se  trouva  à  peu  près  englouti,  et  où  la  gueule  du  serpent  se  trouva  terriblement  proche  de  mes  doigts.  (Fin de la dictée pour le S5)

Je riais, je n’avais pas peur du tout, et je crois bien que le serpent n’aurait plus beaucoup tardé à m’enfoncer ses crochets dans les doigts si, à l’instant, Damany, l’un des apprentis, n’était sorti de l’atelier. L’apprenti fit signe à mon père, et presque aussitôt je me sentis soulevé de terre : j’étais dans le bras d’un ami de mon père! Un peu plus tard, j’entendis ma mère m’avertir sévèrement de ne plus jamais recommencer un tel jeu. (Fin de la dictée pour le post-secondaire)

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